PIERRE BAUDIN
Acteur de cinéma à son époque, a tourné en vedette « le
cheminot », un film réalisé en 1926 par Monka et Kéroul à
Vienne, malheureusement détruit par le feu depuis.
Son père était artiste peintre, son grand-père était tourneur
mécanicien à Chalon sur Saône où il tourna des montures
d’objectifs pour un certain Nicéphore Niepce
Bon sang ne saurait mentir, son fils, Pierre Baudin qui habite
toujours « le Moulin de Pierre » aux Milonets, a fait un
belle carrière de photographe qui l’a emmené sous toutes les
latitudes d’où il a ramené d’innombrables
souvenirs.
PIERRE BOILEAU
Né à Paris en 1906
Dès 1937, il passe ses week end dans sa maison du n°8, sente de la
Vernicolle à Vienne.Il obtient le grand prix du roman
d’aventures en 1938
En 1949, il s’associe à Thomas Narcejac avec lequel il publie
plus de 35 romans policiers traduits en 25 langues.
Il s’installe à beaulieu sur Mer en 1973 d’où il
rejoint Vienne à chaque fois que sa santé le lui permet.
Pierre Boileau et Thomas Narcejac ont dominé le roman policier à
suspense français. Entre les deux auteurs existe une véritable
osmose où Boileau assure l’intrigue et Narcejac la
psychologie des personnages
JO di MARZO
Né à Paris en 1869, élève de Camille Pissaro, peintre de paysages,
l’artiste garde de son maître le goût pour la représentation
de la terre, des arbres et de la lumière. Il quitte Vincennes en
1933 pour s’installer définitivement à Vienne qu’il ne
quittera plus. Il y décèdera dans sa maison du 5 rue de la chapelle
.
Ce tableau est l’une des nombreuses
œuvres consacrées aux paysages de Vienne en
Arthies
ALBERT DUBOUT
Dessinateur hors normes, il a marqué plusieurs générations par ses
dessins humoristiques : ses foules, ses chats, sa
« grosse bonne femme et son petit bonhomme ». Il a habité
à Vienne au lieu-dit « le Paradis »
Roger COQUOIN
Fils d’un chimiste éminent et petit neveu de
l’astronome Le Verrier, la voie de Roger Coquoin était tracée
d’avance.
Après s’être engagé à 18 ans en 1914, il rejoint le 237 ème
régiment en 1939.
Blessé grièvement le 5 juin 1940, hospitalisé près de Paris bientôt
envahi, il échappe aux allemands en gagnant le midi ^par dezs
moyens d efortune. Démobilisé le 1er août, il n’a de cesse de
raessembler tous ceux qui comme lui, refusent cet armistoice
« qui n’existe pas puisque nous n’y avons pas
consenti » ; il cherche à entrer en contact avec cette
« France Libre » dont à l’époque, on ignore tout.
Le premier contact, c’est Honoré d’Estienne
d’Orves, il reçoit de lui toutes les informations qu’il
désire sur le Général de GAULLE, les buts et les moyens du Comité
de
Londres. C’est à cette époque que Roger Coquoin alias
« Lenormand » et « François » organise des
noyaux clandestins chargés de transmettre à Londres des
renseignements sur l’armée d’occupation.
En 1942, sous le commandement de Maurice Ripoche, fondateur du
réseau « Ceux de la Libération, Roger Coquoin rassemble de
nouveaux volontaires , entre en contact avec d’autres groupes
clandestins de zone occupée et de zone libre.
En 1943, il participe à la création du Comité National de la
Résitance C.N.R en compagnie de Jean Moulin.
Mais Lenormand ne se contente pas de diriger, il participe,
agissant souvent seul, prenant des risques énormes, gardant un
calme imperturbable dans les circonstances le plus
périlleuses.
C’est ce sens du devoir qui cause la perte de Roger Coqouin,
le 29 décembre 1943. Conscient que le rendez-vous qui lui est fixé
dans un immeuble de la rue des Frères Périer, ressemble fort à un
guet apens, il y va seul. C’est une souricière. Il tente de
fuir. Une rafale de mitraillette l’abat, le blessant
mortellement.
D’autres poursuivront son œuvre. Tel Pasteur Valéry
– Radot qui rendra hommage au Compagnon de la Libération
Roger Coquoin : « il fut l’un des hommes les plus
admirables de la Résistance ».
Roger Coquoin a résidé à Vienne au 5, rue des Moulins dans la
maison toujours habitée par une de ses nièces.